L’assainissement parodontal

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Le traitement parodontal a pour objectif de stabiliser la parodontite. Celle-ci conduit à la destruction de l’ancrage des dents en raison d’un déséquilibre entre charge bactérienne, d’une part, et système de défenses immunitaires d’autre part.

Le système de défenses immunitaires: Son efficacité est amoindrie par un certain nombre de facteurs de risque tels que l’hérédité, le tabac, le stress, le diabète… La gestion de ces facteurs de risque jouera un rôle non négligeable dans la réussite du traitement parodontal.

La charge bactérienne: Le traitement parodontal comprend deux à trois phases dont l’objectif systématique est de favoriser l’hygiène bucco-dentaire. De cette façon, la charge bactérienne est diminuée et la parodontite stabilisée.

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Les principes du traitement

Phase étiologique

Durant la phase étiologique, une excellente l’hygiène orale devra être obtenue. Cela passe par l’apprentissage d’une bonne technique de brossage des dents et des espaces interdentaires, ainsi que par l’acquisition du matériel adéquat. Rapidement, l’inflammation gingivale se résorbe. Le traitement professionnel peut alors commencer.   Une thérapie initiale ayant pour objectif un assainissement parodontal profond. Selon le concept du « full mouth desinfection », elle est réalisée en un temps opératoire, ou du moins sur une période très courte pour éviter des contaminations croisées entre les différents secteurs opérés. Son objectif est d’éliminer les dépôts de plaque dentaire (bactéries) et de tartre présents à la surface des dents. Ces dépôts se situent à la fois au-dessus et en dessous de la gencive.  L’élimination des dépôts devra donc aussi être réalisée à l’intérieur des poches parodontales.

Réévaluation parodontale

Deux à 6 mois après cette phase étiologique, une séance de réévaluation permet de contrôler l’efficacité de l’hygiène orale et d’évaluer les conditions parodontales. À ce stade, on observe le plus souvent une rétraction de la gencive et un arrêt des saignements. Cette séance de réévaluation permet de déterminer si des chirurgies parodontales résectrices ou réparatrices sont nécessaires.

Phase de maitenance Parodontale ou Traitement de soutien parodontal

Au même titre que le diabète ou l’hypertension, les parodontites sont des maladies chroniques. Autrement dit, leur traitement permet de les stabiliser, en facilitant l’hygiène des surfaces dentaires et en évitant ainsi autant que possible les récidives.

Cette phase consiste en un suivi du patient et de son parodonte durant toute sa vie afin d’anticiper toute récidive de la maladie. Les rendez-vous sont fixés tous les 3 à 6 mois en tenant compte de la destruction parodontale qui a eu lieu, de la qualité du brossage, du tabagisme, bref de tous les facteurs de risque connus. Les paramètres tels que sondage parodontal, indice d’inflammation et de plaque sont notés. Le programme est adapté à chaque patient.

Contenu de la séance
Durant ces rendez-vous de maintenance, le chirurgien-dentiste (ou parodontiste) revient sur la technique de brossage, si celle-ci peut être améliorée, et nettoie les surfaces dentaires par détartrage, surfaçage radiculaire et polissage. Un bilan radiographique est en général envisagé tous les 3 à 5 ans.
En cas de récidive autour d’une ou plusieurs dents, un nouveau rendez-vous est parfois programmé afin de réaliser une séance d’assainissement plus poussée ou pour entreprendre une intervention de chirurgie parodontale.

Et sans maintenance ?
En l’absence de maintenance, il a été montré que les parodontites récidivent le plus souvent. Tandis qu’avec une maintenance bien suivie, il est rare qu’une parodontite récidive. Cela arrive lorsqu’un facteur de risque a été sous-estimé (tabagisme, stress, santé générale) ou lorsque la susceptibilité de l’individu à la parodontite est particulièrement élevée (risque génétique, diabète non diagnostiqué).

Gestion des facteurs de risque

Ne traiter que l’aspect bactérien de la parodontite peut ne pas être suffisant. Et il est souvent utile de limiter les effets délétères d’un certain nombre de facteurs de risque pour faciliter la stabilisation de la destruction parodontale. Pour exemple, le tabagisme diminue de 25 à 50% le résultat que l’on pourrait attendre du traitement parodontal. Selon les études, le tabagisme augmente de 2 à 8 le risque de développer une parodontite ; le diabète non équilibré augmente ce risque de 3 à 11 ; la consommation de cannabis à raison de 40 joints par an multiplie par 3 le risque de progression significative de la destruction parodontale ; la consommation régulière de 5 verres d’alcool par semaine ou encore l’obésité augmente significativement ce risque de destruction.

Il est donc particulièrement important, pour optimiser et pérenniser la prise en charge parodontale, de s’attacher à limiter la consommation de tabac, de cannabis ou d’alcool, d’équilibrer un diabète qui ne l’est pas encore, d’apprendre à gérer son stress ou à limiter les situations susceptibles d’en provoquer et, de façon plus générale, de prendre en compte l’ensemble des facteurs qui peuvent avoir une influence sur la qualité de la réaction inflammatoire et l’efficacité du système immunitaire.

Le matériel:

il existe différents type de détartreur:

Les détartreurs soniques : Les vibrations sont générées par une turbine à air ou une pièce à main ; Le mouvement de l’insert est principalement circulaire; De 2 500 à 16 000 Hertz, Soniflex®/Kavo

Les détartreurs à ultrasons « magnétostrictifs » Bandes métalliques ou barre ferro-magnétique, Création d’un champ magnétique au passage du courant, Le mouvement de l’insert est elliptique ; De 18 000 à 45 000 Hertz, Cavitron SPS®/Dentsply

Les détartreurs à ultrasons « piézoélectriques » Cristaux de quartz électriquement réactifs, Le mouvement de l’insert est linéaire ; Piezo master®/EMS, P-max®/Satelec

personnellement, j’ai opté pour un P-max®/Satelec, c’est  dire un,détartreur piézoélectrique, car les mouvements de l’insert viennent réellement caresser la dent via ses mouvements alternatifs linéaires plutôt que « taper » sur la dent via des mouvements circulaires ou elliptiques.

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De plus, la pièce à main permet une illumination de l’insert pour une meilleure visibilité.

Choix de l’insert et modalités thérapeutiques

Le choix de l’insert dépendra en premier de la phase du traitement parodontal. Les phases essentielles du plan de traitement parodontal sont : la phase active chez des patients atteints de gingivite ou de parodontite, où est réalisé le maximum du débridement professionnel, la phase chirurgicale et la phase de maintenance.

En second lieu, ce choix dépendra de l’adaptation de l’insert à la zone à traiter. De nombreux inserts sont disponibles dans des formes et tailles variés. La forme est conçue telle que la zone à nettoyer puisse être nettoyée de façon optimale. Pour l’élimination du tartre les inserts sont courts, plus larges et plus puissants.

Phase active de débridement profond chez des patients atteints de parodontite

Un débridement professionnel supra et sous-gingival est réalisé. L’anesthésie locale peut être conseillée mais ne doit pas  être systématique: On la réservera aux patients hypersensibles et aux poches les plus profondes;

Ainsi, pour un traitement parodontal en phase active au cours de laquelle la plaque et les dépôts tartriques doivent être éliminés, l’insert doit procurer un transfert d’énergie élevé, doit être large et donc réglé sur une puissance plus élevée.

pour les zones sousgingivales, un insert plus long et fin sera utilisé

personnellement j’ai opté pour les inserts Scorpion

En effet, la pointe des inserts Scorpion est recouverte d’une couche de nitrure de titane (TiN) de 2 µm. D’une dureté quatre fois supérieure à l’acier, elle prolonge la durée de vie de l’instrument. Quand la pellicule de TiN a disparu, l’insert doit être changé pour maintenir l’efficacité et le confort du patient

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Nouvelle génération d’inserts 

Inserts en plastique : Des inserts en plastique et en fibre de carbonne ont été conçus pour le nettoyage des implants et des restaurations prothétiques.

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Enfin, n’oubliez pas de protéger le patient et vous même de l’effet aérosol par des lunettes de protection.

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Un trait d’humour: pour les patients qui vous demandent en quoi consiste un assainissement parodontal, une seule image:

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L’assainissement parodontal ne doit plus être considéré comme un traitement réservé aux seuls parodontologistes exclusifs: et vous, faites vous des assainissements parodontaux dans vos cabinets? Quel matériel utilisez vous? Combien de temps par séance? En combien de séances? Quel est le retour de vos patients suite  à vos assainissements parodontaux?

2 commentaires sur “L’assainissement parodontal”

  1. Bonjour,
    Il suffit de rentrer votre mail sur  » abonnez vous notre Newsletter et vous sera automatiquement inscrit
    Au plaisir de vous lire sur le blog

Les commentaires sont fermés.